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RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : 6 Millions de morts zappé par les médias

En plein centre de l’Afrique, le Congo est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose.

Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda) pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors.

Mais surtout, les nombreuses richesses naturelles en RDC sont vitales pour les économies occidentales, notamment pour les secteurs automobile, aéronautique, spatial, les hautes technologies et l’Électronique, la joaillerie… Le coltan surtout (dont le Congo détient au moins 60% des ressources mondiales) est essentiel dans la fabrication des composants électroniques que l’on retrouve dans les TV, les ordinateurs, les smartphones mais aussi certaines armes comme les missiles ! La RDC subit aussi des déforestations massives. Les principaux importateurs ? USA, Europe, Chine. Pas étonnant.

Les dirigeants occidentaux sont-ils assoiffés de richesses au point de laisser perpétrer un nouveau génocide ? Oui, au point de laisser perpétrer et même couvrir un nouveau génocide. Avec des armes, des entrainements militaires venant de nos élites. Une chose : ce qui se passe au Congo, des affaires politiques et économiques au génocide, n’est pas déterminé par les Congolais seuls, mais aussi par les puissances carnassières, avides de richesses et sans considération pour les peuples.

6 millions de morts. Dont la moitié d’enfants en bas âge. Le monde dit « libre » – nous – doit impérativement regarder en face ce que sa « liberté » laisse faire.Pourquoi tant de violence et si peu de bruit de la part des médias ?  

Est-ce inintéressant pour le Français moyen ? N’est-ce pas assez sensationnel, ce massacre qui se compte en millions de personnes ? Est-ce trop loin de « chez nous », appliquent-ils une fois encore cette odieuse « Loi de proximité » ? Pourquoi aucune réaction, aucun impact dans l’imaginaire collectif, ni indignation, ni colère, ni émotion ?

Satan 2, le missile nucléaire russe capable de détruire un pays de la taille de la France

Le nouveau missile russe aura une capacité de 10.000 kilomètres, le mettant en capacité de frapper des villes européennes ou des villes de la côte ouest américaine. Entrée en service prévue pour 2020.

Le gouvernement de Vladimir Poutine a testé cet été un missile nucléaire si puissant qu’il pourrait à lui seul raser un pays de la taille de la France en quelques secondes.

Le missile nucléaire «Satan 2»  est le plus puissant jamais conçu, et aucune technologie de défense antimissile ne serait en mesure de l’arrêter. Outre sa puissance, il est équipé d’une technologie furtive pour tromper les systèmes radars ennemis. Son nom officiel est «RS-28 Sarmat». Fabriqué pour remplacer les vieillissants missiles «R-36M»qui étaient surnommés «Satan» par les experts de l’OTAN. C’est donc tout naturellement que son successeur a récupéré le surnom de Satan 2.

Douze têtes nucléaires

Le missile a une capacité d’action de 10.000 kilomètres, mettant des villes européennes comme Londres ou Paris, mais aussi des villes de la côte ouest américaine, dans sa ligne de mire. Par ailleurs, le missile pourrait contenir jusqu’à douze têtes nucléaires, lui donnant la capacité de détruire en quelques secondes un territoire «de la taille du Texas ou de la France» selon les informations de la télévision russe.

Christine Boutin condamnée à 5000 € d’amende pour avoir dit : « L’homosexualité est une abomination »

L’ex-présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, a été condamnée vendredi à 5000 euros d’amende pour « provocation publique à la haine ou à la violence » envers les homosexuels pour avoir dit que « l’homosexualité est une abomination » Christine Boutin a également été condamnée à verser 2000 euros de dommages et intérêts à chacune des deux associations, Mousse et Le refuge, qui s’étaient constituées parties civiles.

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En revanche, la partie civile de l’association Inter-LGBT, qui avait porté plainte contre Christine Boutin, a été jugée irrecevable. Dans un entretien au magazine Charles paru en avril 2014 sous le titre « Je suis une pécheresse », Christine Boutin affirmait: « l’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné ».« Ce que l’on entend dans vos propos, c’est que les homosexuels sont une abomination », avait résumé le procureur, indiquant que le parquet avait reçu 500 plaintes de particuliers outrés après sa déclaration.

Son avocat avait plaidé la relaxe, estimant que sa cliente était jugée pour « une opinion ». « Votre décision aura des conséquences énormes sur la liberté d’expression. Si vous suivez les réquisitions du procureur, alors il faut saisir la Bible! », avait-il lancé.Lors des débats, l’ex-ministre du Logement avait expliqué avoir « hésité à répondre à cette question qui faisait référence à une citation de l’Ancien et du Nouveau testament » avant de se dire que c’était « une occasion de clarifier (sa) pensée ». « Mon opinion s’inscrit dans la tradition chrétienne », avait justifié l’ancienne députée des Yvelines, tout en précisant qu’elle avait regretté ses propos par la suite. « Mais je suis une femme directe, j’essaye d’être en accord avec mes convictions profondes mais cela ne veut pas dire que je condamne les personnes homosexuelles », avait-elle assuré.

USA : Un jeune chrétien gagne The Voice !

A 21 ans Jordan Smith a déjà tout une carrière de chanteur et de musicien derrière lui. Cet étudiant en musicologie a témoigné de sa foi oralement et dans le choix de ses chants, lors de cette neuvième saison de The Voice aux USA.

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«Ma foi, c‘est ce qui me renforce et me donne la joie»

Après les attentats de Paris il avait apporté son soutien au peuple français en chantant « Grande est ta fidélité ».Ce témoignage musical, qui mettait sa victoire en péril, avait beaucoup touché le jury de l’émission et l’avait propulsé dans les douze premières places.

Iran : Le Parlement Iranien approuve une loi qui autorise un Père à épouser sa fille mineure

Le parlement iranien approuve une loi qui permet aux hommes de se marier avec leur fille adoptive dès qu’elle a atteint l’âge de 13 ans

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Ceux qui pensaient que le nouveau président iranien, HassanRouhani vient de signer une une nouvelle loi qui permet aux hommes de se marier avec leur fille adoptive dès qu’elle a atteint l’âge de 13 ans Le Guardian rapporte que cette loi était intégrée à une nouvelle législation qui avait pour but, ironiquement, de protéger les enfants. Elle a été approuvée par le parlement Iranien ce dimanche.

Facebook: La cour suprême de Manhattan autorise le divorce via message privé

C’est par message privé, via Facebook, que Ellanora Baidoo a fait parvenir à son mari, injoignable.

Photo du logo de Facebook
Alors, selon le New York Daily News, Matthew Cooper, juge de la Cour suprême de Manhattan, a autorisé la plaignante à envoyer les documents officiels de son divorce via Facebook. Le réseau social apparaissant, selon lui, comme le dernier recours dans cette affaire qui pourrait faire jurisprudence.

Un message par semaine pendant trois semaines

Ellanora Baidoo a envoyé les documents officiels la semaine à Victor Sena Blood-Dzraku, duquel elle s’était séparée en 2009 et avec qui elle ne réussissait depuis à communiquer que via le réseau social. Ici aussi, sans succès. Puisque l’infirmière n’a toujours pas obtenu de réponse de l’intéressé.

Toujours selon New York Daily News, Ellanora pourra envoyer son message une fois par semaine pendant trois semaines. Passez cette date, le divorce sera prononcé.

Vente d’organes de fœtus : la vidéo qui embarrasse le Planning familial américain

Piégée par des militants pro-life en caméra cachée, une responsable du Planned Parenthood détaille la collecte et le trafic auquel se livre l’organisation, accusée de vendre des organes de fœtus avortés pour la recherche. Les Conservateurs américains demandent une enquête.

Un centre d'IVG «Planned Parenthood» en Californie.

La vidéo agite les milieux «pro-life» (militants contre l’avortement) américains. Tournées en caméra cachée, les images montrent une responsable du Planning Parenthood Federation of America (PPFA, équivalent américain de notre Planning Familial) parler des organes de fœtus avortés que l’association vendrait à des cliniques pour de la recherche médicale. La vidéo a été publiée par le Center for Medical Progress, un groupe d’activistes contre l’avortement. Deux militants se sont fait passer pour des représentants d’une société biotechnologique et ont filmé en caméra cachée leur rencontre avec Dr Deborah Nucatola, responsable du Planning Familial, en juillet 2014, dans un restaurant californien.

Celle-ci, entre deux bouchées de salade et deux gorgées de vin rouge, parle du prix des organes («entre 30 et 100$» par «spécimen») et évoque le fait que souvent les fœtus ne sortent pas en un seul morceau mais démembrés. «Nous sommes devenus très bon pour attraper les cœurs, les poumons, les foies, parce que nous savons, et nous essayons de ne pas écraser ces parties du corps.» détaille sordidement la praticienne. Et de relater par le menu la manière la plus efficace de retirer les organes d’un fœtus intacts lors d’un avortement.

Le code pénal américain indique que «le trafic commercial de parties du corps d’un bébé avorté est punissable de 10 ans de prison et d’une amende de 500.000$». Le PPFA a affirmé qu’il ne faisait aucun profit, mais qu’il se faisait rembourser des coûts induits par le transport et l’opération. Contrairement au Planning familial en France qui ne gère que la prévention et la communication, Planned Parenthood gère en partie des cliniques et des centres médicaux pratiquant l’avortement.

Les conservateurs américains s’érigent contre la «vente de bouts de bébé»

La vidéo fait aussi polémique car elle évoque l’usage d’ultrasons dans l’avortement, qui permettent de maintenir le fœtus intact, ce qui peut parfois, d’après les militants «pro-life», conduire à des avortements ex-utero postnataux, considérés par la loi comme des infanticides. Le porte-parole du Planned Parenthood s’est défendu dans un communiqué, cité par The New-York Times, «Dans quelques-uns de nos centre médicaux, nous aidons les patients qui veulent donner des organes à la recherche scientifique, et nous le faisons avec le consentement des patients et sous les plus hauts critères éthiques et légaux». «Il n’y a aucun bénéfice pour le don d’organes que ce soit pour les patients ou pour le Planning familial», a-t-il ajouté.

En guise de rétorsion, les leaders républicains ont reporté un vote à la chambre des représentants proposant une subvention pour la recherche sur le cancer du sein, l’association subventionnée travaillant en lien avec le Planned Parenthood. Un candidat républicain, l’ancien gouverneur du Texas Rick Perry, a qualifié la vidéo de «rappel dérangeant du penchant de cette organisation à faire des profits sur la tragédie de la destruction d’une vie humaine».

Lien de la vidéo

Une infirmière chrétienne au Royaume-Uni a été renvoyée pour avoir parlé de Jésus Christ

Maintenant, elle poursuit l’hôpital, affirmant que le licenciement était dû à sa religion.

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La Fiducie affirme qu’il existe des règles claires à ce sujet dans le contrat et que la professionnelle l’a violé. Selon Christan today, l’organisation Christian Concern aide Sarah dans l’affaire et a publié une vidéo sur son Facebook dimanche (11), où elle demande: «Comment parler à quelqu’un au sujet de Jésus – Christ peut nuire au patient ? ». L’infirmière Kuteh était responsable de l’évaluation des patients avant de subir des opérations. Elle a rempli un formulaire avec les données des patients qui comprenaient une question sur leur religion.

A cette époque, elle a partagé son témoignage. « Je leur ai parlé de ma religion et ma rencontre avec Jésus-Christ. Je leur ai parlé de la grande paix que j’ai, en particulier lorsque les patients sont arrivés à se sentir dévastés « , dit-elle. « Je les rassure, en leur montrant la joie et la paix que je trouve dans le Seigneur. » a t-elle continué.
La direction de l’hôpital affirme que certains patients se sont plaints et l’infirmière a reçu un avertissement formel au sujet de son comportement. «J’ai reçu une lettre disant que je pouvais parler de religion avec les patients, mais seulement si on me le  demande, » se plaint Sarah. «Je demande toujours à mes patients si ils se sentaient à l’aise d’en parler. La plupart ont dit oui « .

Sarah Kuteh a été suspendue préventivement de Juin a Août. Une enquête interne de la Fiducie a conclu qu’elle a pris une Bible et a dit qu’elle voulait prier pour un patient qui avait refusé l’offre. Un autre patient n’a pas aimé entendre une «prédication» pendant la période préopératoire. Le porte-parole Dartford et Gravesham NHS Trust a déclaré: «Malgré le résultat de plaintes de patients et un avis officiel de l’hôpital, elle n’a pas changé son comportement, nous avons donc agi de façon appropriée pour résoudre le problème. » Récemment, le Premier ministre Theresa May a assuré que les chrétiens ne devraient pas avoir peur de parler «librement» de leur foi au travail ou dans les lieux publics.

Des physiciens apportent la preuve que l’âme est immortelle et qu’elle subsiste après la mort

La possibilité de la vie après la mort est un des plus grands mystères de l’humanité. Des scientifiques ont maintenant la certitude que la conscience ne meurt pas.

Des physiciens apportent la preuve que l’âme est immortelle et qu’elle subsiste après la mort

La physique quantique expliquerait la possibilité que la conscience puisse vivre au-delà de la mort du corps. La conscience serait une somme d’informations stockée à un niveau quantique dans des microtubules. Le physicien britannique Roger Penrose vient de présenter les conclusions d’un rapport dans lequel il affirme être en mesure de prouver que des microtubules portent des informations à l’échelle quantique et sub-atomique. Il est convaincu que lorsque le corps meurt, la conscience elle, continue à vivre. Sir Roger Penrose est un mathématicien et physicien anglais très réputé et respecté. En 1988 il a reçu avec Stephen Hawking le prix Wolf de physique.

Pour Roger Penrose, lorsqu’une personne meurt les microtubules libèrent cette information quantique dans l’univers. Si la personne est ramenée à la vie alors cette information retourne dans les microtubules. Cela expliquerait les expériences de mort imminente. « Si la personne ne revient pas à la vie et meurt définitivement, il est possible que cette information quantique continue à exister éternellement en dehors du corps, comme une âme. » Des recherches du renommé Max Planck Institute de Munich concordent avec cette hypothèse. L’univers physique dans lequel nous vivons n’est que l’univers dont nous avons la perception, alors que nous vivons dans nos corps.« Ce que nous considérons être ici et maintenant, cet univers, n’est en fait que le niveau matériel que nous pouvons appréhender. » Dr Hans-Peter Dürr, Max Planck Institute

The House of One : un lieu de culte pour Chrétiens, juifs et musulmans

Les représentants des trois religions monothéistes se sont mis d’accord pour construire à la Petriplatz, à Berlin, un lieu de culte commun appelé « House of One ».

Grande tour centrale

Cet endroit, qui devrait voir le jour, en 2018, a déjà trouvé son architecte, en la personne de Wilfried Kuehn, rapporte la BBC . Le lieu sera fait de briques avec une grande tour centrale. Chacune des trois zones aura la même taille, mais sera de formes différentes souligne l’architecte. La mosquée sera carrée, l’église sous forme de rectangle et la synagogue prendra l’apparence d’un hexagone.

« Chacun des espaces singuliers sera conçu en fonction des besoins religieux, des particularités de chaque foi, explique Wilfried Kuehn. Il y aura par exemple, deux niveaux dans la mosquée et la synagogue, et un seul dans l’église ». Seront également installés, un orgue dans l’église et des endroits pour faire des ablutions dans la mosquée.

Salué par tous

La « House of One » est un projet salué et apprécié par les représentants des trois religions. Pour l’imam Kadir Sanci, ce lieu est une manière de « signaler au monde que la grande majorité des musulmans est pacifique ». Pour le pasteur Gregor Hohberg, ce projet devait être « inter-religieux dès le début. Nous ne voulions pas d’un lieu construit par les chrétiens dans lequel seraient ensuite venus se greffer des juifs et des musulmans ».

Projet participatif

Si le projet paraît beau, il reste à surmonter un obstacle de taille : son financement. Le montant total s’élèverait à environ 43,5 millions d’euros. Pour rassembler tous les fonds nécessaires, une campagne sur le modèle des financements participatifs a été lancée. Sur le site internet house-of-one.org, les donateurs peuvent acheter une ou plusieurs « pierres » à 10 euros pièce.

Au moment de la rédaction de cet article, les dons s’élevaient à 18.400 euros

Des billets en vente pour assister à une messe noire

La messe noire on le sait, sans doute, faisait partie des mystères de la sorcellerie au quatorzième siècle. C’était un office célébré en l’honneur de Satan

USA : des billets en vente pour assister à une messe noire

« Ne pas combattre ce mal, c’est abandonner des âmes à l’enfer » Les « messes noires » ouvertes au public exposent celles et ceux qui y assistent à un grave danger, avertit un exorciste interviewé par Aleteia à la suite de l’annonce qu’une église satanique prévoit de célébrer le rituel dans un lieu public de la ville américaine d’Oklahoma. « Vous ne pouvez pas  assister à un évènement comme celui-ci – même par simple curiosité, et sans la ferme intention d’adorer Satan – sans en être affecté négativement », met  en garde cet exorciste, dans cet entretien exclusif. « Le simple fait que cette messe noire à Oklahoma soit ouverte au public lui confère une certaine légitimité. Je pense que certaines personnes vont y assister simplement pour se divertir. Ce qu’ils ne réalisent pas dans l’immédiat, c’est que par le simple fait d’y aller, ils seront déjà ouverts  au pouvoir démoniaque ».

L’évènement est prévu le 21 septembre, dans un auditorium de 92 places dans le centre municipal de la ville d’Oklahoma (Oklahoma City Civic Center). Les billets sont en vente depuis la semaine dernière. A ce jour, seulement une dizaine aurait été vendus.L’Encyclopaedia Britannica définit une messe noire comme « une parodie ou perversion blasphématoire et généralement obscène de la vraie Messe,  effectuée par des cultes sataniques. Le dos nu d’une femme sert souvent d’autel, et une hostie validement consacrée est généralement utilisée  pour parachever la parodie. Le rite comporte le plus souvent d’autres éléments de magie satanique ».

Selon le site du centre municipal, la messe noire était jadis considérée comme un rituel qui faisait peur, mais aujourd’hui elle est célébrée au grand jour. « Elle ne sera pas seulement instructive, mais éducative aussi. Cette messe noire se déroulera de façon que le public puisse participer, moyennant certaines adaptations afin de garantir une célébration en toute légalité ». Ces adaptations concernent, par exemple, l’ « autel féminin », qui sera couvert,  comme l’explique dans une interview cette semaine Adam Daniels, directeur de la Dakhma of Angra Mainyu,  l’église satanique d’Oklahoma  qui organise l’évènement.

« C’est pourquoi nous sommes étonnés et attristés de voir qu’un centre commercial puisse promouvoir comme divertissement et vendre des billets d’entrée pour un évènement qui est, à l’évidence, une parodie blasphématoire de la Sainte Messe », a-t-il poursuivi. « La messe noire  prévue au centre municipal en septembre est une  inversion satanique  et une dénaturation des croyances les plus sacrées pas seulement des catholiques, mais de tous les chrétiens ».

Il s’agit là de la deuxième messe noire prévue en public aux Etats-Unis cette année. La première, qui avait été envisagée en mai dernier à l’Université de Harvard y, avait été annulée après un tollé général. Malgré cela, l’exorciste qui a confié son opinion à ce sujet à l’édition anglophone d’Aleteia (sous couvert d’anonymat en raison de la nature de son travail), ne pense pas qu’il y ait de plus en plus de messes noires publiques.

Trois quarts des jeunes favorables au mariage gay

Plus de 75% des jeunes hétérosexuels sont favorables au mariage homosexuel et entre 55 et 75% d’entre eux soutiennent également l’homoparentalité.

Cette enquête a été menée en ligne auprès de 10.700 étudiants universitaires hétérosexuels de 18 à 25 ans, originaires de Belgique, de France et d’Italie. Elle a été dirigée par le professeur en psychologie Salvatore D’Amore et son confrère californien Robert-Jay Green, qui avaient pour ambition de comprendre si certains facteurs (genre, religion, appartenance politique, etc.) pouvaient être associés aux attitudes favorables ou défavorables envers l’homosexualité, le mariage gay et l’homoparentalité.

Les résultats démontrent que plus de 75% des jeunes sont favorables au mariage homosexuel. Concernant l’homoparentalité, les avis diffèrent selon le genre : les filles la soutienne à 75%, tandis que les hommes se disent pour de 55 à 68%. De manière générale, les filles se montrent plus favorables que les garçons par rapport à l’homosexualité. Lorsque des attitudes défavorables ont été exprimées, elles étaient généralement associées à des sentiments religieux et à un conservatisme politique.

« Le poids de la religion, les stéréotypes liés au genre et la reconnaissance ou non des droits civiques, selon les pays, influence l’attitude », pointe Salvatore D’Amore. « La forte acceptation dont font preuve les étudiants suggère que les stigmates sociaux et les préjugés historiques ont tendance à grandement diminuer. »
Cette étude fait partie d’une enquête plus vaste menée dans sept pays européens, à laquelle 18.000 jeunes ont participé et dont les résultats seront dévoilés ultérieurement.

L’hypnose se fait une place dans les cabinets dentaires

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Chez le dentiste, l’hypnose est également de plus en plus utilisée pour soulager, ou pour détourner l’attention de la douleur, et sera l’un des points abordés au prochain congrès de l’Association Dentaire Française (ADF) en novembre prochain.

«L’hypnose est un état de fonctionnement psychologique par lequel un patient, en relation avec un praticien, fait l’expérience d’un champ de conscience élargi», explique dans un communiqué le Pr Antoine Bioy de l’institut français d’hypnose (IFH). En d’autres termes, une personne hypnotisée se trouve dans un état où sa conscience se dissocie partiellement de la réalité. Nous en faisons tous l’expérience de manière naturelle lorsque, sur un trajet familier, nous n’avons pas de souvenir clair de nos actions des quelques dizaines de secondes précédentes. Ai-je bien fermé ma porte à clef? Est-ce que le dernier feu était vert? Cet état de conscience, tel les rêvasseries enfantines, est proche de l’état d’hypnose utilisé pour la gestion de la douleur.

«Les enfants particulièrement réceptifs»

Au cabinet dentaire, l’hypnose peut remplir plusieurs tâches: elle peut venir renforcer une anesthésie locale, ou la remplacer pour les personnes souffrant d’allergies aux produits anesthésiants. Elle peut aussi soulager l’anxiété des patients phobiques de la roulette, pour qui le stress amplifie la sensation douloureuse. Enfin, un accompagnement hypnotique peut aider à réduire la prise de médicament après les interventions. «Les enfants sont particulièrement réceptifs à l’hypnose», explique au Figaro Julie Morvan, psychologue et hypnothérapeute de l’IFH. «Pour eux, c’est comme un jeu, et ils se prêtent à l’exercice sans problème. Mais le scepticisme de certains patients au regard de l’hypnose ne définit pas leur réponse aux techniques. La plupart des gens y sont sensibles, du moment qu’ils y mettent un peu de volonté.»

Plusieurs techniques existent, certaines très simples comme l’utilisation d’une voix douce et monocorde. D’autres sont plus élaborées: des suggestions directes d’analgésie – en générant l’idée de froid ou d’engourdissement -, de distanciation de lieu géographique et temporel – en incitant le patient à s’imaginer dans un endroit familier et apaisant -, ou encore de distraction par la confusion, la surprise ou la saturation d’informations.

Créer une atmosphère

«J’ai une grande appréhension des soins dentaires, c’est pourquoi j’ai demandé à être traitée sous hypnose à l’hôpital», raconte au Figaro Christine, infirmière. «Quand on appréhende la douleur, elle prend des proportions bien supérieures à la simple douleur physique. J’ai subi deux opérations, une extraction de dent de sagesse et une dévitalisation, et tout s’est bien passé. L’hypnothérapeuthe a surtout travaillé sur la douleur post-soin et la suggestion de cicatrisation. Je n’ai même pas eu besoin de prendre d’antalgiques après l’opération.» Christine dit ne pas se rappeler tous les détails de l’opération et a perdu la notion de temps, mais elle se souvient du fauteuil, de la lumière, du bruit et de la sensation lorsque le dentiste a extrait la dent. «Je me sentais comme à une réunion ennuyeuse, lorsqu’on déconnecte! Je souhaitais aller le plus loin possible dans mes rêves, donc j’ai choisi d’être dans l’espace. Mais j’étais consciente, et je pouvais répondre lorsqu’on me parlait.»

L’hypnose, qui s’est historiquement développée dans le champ dentaire depuis le XVIIIe siècle, bien avant les spectaculaires opérations chirurgicales, refait son chemin dans les cabinets médicaux depuis une dizaine d’années. L’IFH forme une cinquantaine de professionnels par an et quelques autres structures proposent des formations similaires. Sur plus de 40.000 dentistes recensés en France en 2013, la pratique reste donc très marginale. «Le problème, c’est que les dentistes exercent dans leur immense majorité en libéral, et il leur est difficile de se libérer plus de deux jours pour notre formation, contrairement aux hospitaliers», explique au Figaro le Pr Bioy. «Ils sont aussi dans l’ensemble mal informés sur les avantages. Ils ne perçoivent pas toujours l’intérêt de l’associer à l’anesthésie chimique et redoutent, à tort, de voir la durée de leurs consultations augmenter.»

L’apport de preuves scientifiques de l’influence de l’hypnose sur des zones du cerveau liées à la gestion de la douleur, notamment sur celles liées à l’action des composés morphiniques, joue en sa faveur. La patientèle est dans l’ensemble très réceptive et demandeuse, affirme Julie Morvan. «L’hypnose peut avoir un tel effet apaisant que parfois, lorsque les patients retournent chez leur dentiste, ils finissent par éprouver une sensation de bien-être une fois assis dans le fauteuil!», assure-t-elle.

Grande-Bretagne : des rave-parties pour enfants

Photo d'illustration.

Mariées et lesbiennes, ces 3 jeunes femmes attendent leur premier enfant en juillet

Doll, Kitten et Brynn, toutes originaires du Massachusetts (Etats-Unis), se sont mariées en août dernier, devenant ainsi le premier ménage à trois au monde à le faire. Elles souhaitent maintenant avoir chacune un bébé… et Kitten est la première enceinte.

 De gauche à droite : Kitten, Brynn et Doll

Brynn (34 ans) et Doll (30 ans) s’étaient rencontrées la première fois en 2009, sur un site internet. Brynn a toujours été avec des femmes, mais deux mariages infructueux lui ont appris que la monogamie n’était pas pour elle. Doll quant à elle sait qu’elle est polygame depuis l’école secondaire. Après plusieurs mois ensemble, et aimant toutes deux la polygamie, elles ont commencé à chercher une troisième partenaire, à nouveau sur un site de rencontres. Kitten n’a pas mis longtemps à leur envoyer un mail. La jeune femme de 27 ans avait découvert être polygame après que son petit ami de longue date avec qui elle devait se marier l’a quittée quelques semaines avant la cérémonie.

« Nous voulions ensuite célébrer notre amour dans un mariage, comme n’importe qui… », raconte Kitten au DailyMail. Elles ont travaillé de concert avec un avocat pour organiser leur mariage, qui a eu lieu en août dernier : elles souhaitaient être « aussi légalement que possible » liées aux deux autres partenaires.Le trio souhaite également avoir des enfants… Kitten est la première à être enceinte, par insémination artificielle d’un donneur anonyme. Il est prévu que chacune d’entre elles ait « son » enfant à tour de rôle.

Les trois jeunes femmes l’assurent : elles sont « un couple comme un autre ». Doll a ainsi expliqué que « la seule différence, c’est que la communication est un peu plus difficile chez nous… Nous sommes trois ici, donc tout est écrit sur un calendrier ! »« Doll, Kitten et moi ne sommes peut-être pas comme tout le monde, mais nous sommes tout à fait normales », assure Brynn. « Nous essayons simplement de vivre ce que nous pensons, et ressentons, être le meilleur pour nous… Et nous méritons les mêmes droits que les autres. »

Euthanasie: la Belgique légalise la pratique pour les mineurs

 

 

 

 

 

 

La loi, déjà votée en décembre par le Sénat, a été approuvée par les députés à une majorité de 86 « pour », 44 « contre » et 12 abstentions. Elle entrera en vigueur dans les prochaines semaines, douze ans après l’avoir autorisée pour les adultes. La Belgique, pays de tradition catholique, devient jeudi le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à autoriser sous de strictes conditions l’euthanasie pour les mineurs. Mais là où le législateur néerlandais à prévu un âge minimum de 12 ans, les élus belges ont opté pour la notion, plus flexible, de « capacité de discernement ».

Un accord parental indispensable

Les partisans du texte insistent sur les « conditions strictes » prévues par la loi: le mineur devra se « trouver dans une situation médicale sans issue entraînant le décès à brève échéance », être confronté à une « souffrance physique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable ». La capacité de l’enfant à comprendre le « côté irréversible de la mort », selon les mots d’une députée, sera estimée au cas par cas par l’équipe médicale et par un psychiatre ou un psychologue indépendant. Et si l’initiative de demander l’euthanasie devra venir de l’enfant, les parents devront donner leur consentement.

« Un enfant de sept, huit ou neuf ans peut-il vraiment demander une euthanasie en toute autonomie? », s’est inquiétée la députée chrétienne-démocrate flamande Sonja Becq. Les opposants ont aussi souligné que le monde médical belge était divisé, différents groupes de pédiatres ayant publié des appels en faveur ou contre l’extension de l’euthanasie aux mineurs. Le gouvernement, où partisans et opposant au texte se côtoient, est resté extrêmement discret, laissant une totale liberté de vote aux parlementaires.

Le Sénat français discute d’une proposition de loi écolo

En France, le gouvernement a promis une évolution de la législation dans les prochains mois. S’il est très difficile de prédire les contours de la future loi, il est toutefois acquis que, quelles que soient les évolutions, elles ne concerneront que les adultes. La ministre de la Santé Marisol Touraine a dit à plusieurs reprises qu’elle espérait présenter un texte d’ici à l’été.

En attendant, le Sénat a discuté ce jeudi d’une proposition de loi écologiste. Le texte, défendu par la sénatrice Corinne Bouchoux « vise à remettre le patient au coeur du dispositif et à lui donner le droit à choisir librement sa fin de vie, dans la dignité et d’assurer un accès universel aux soins palliatifs ». Elle prévoit aussi le respect des directives anticipées, « qui sont encore aujourd’hui trop considérées comme de simples souhaits », selon elle, dans le cas où la personne serait dans l’incapacité d’exprimer sa volonté.

Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population

Près de la moitié des richesses mondiales est entre les mains des 1 % les plus riches, tandis que 99 % de la population mondiale se partagent l'autre moitié, selon l'ONG Oxfam.

«Le fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres est considéré comme le risque susceptible de provoquer les dégâts les plus graves dans le monde au cours de la prochaine décennie.» Dans un rapport sur les risques mondiaux présenté la semaine dernière, le Forum économique mondial donne le ton des débats qui agiteront l’édition 2014 du Forum de Davos. La pauvreté sera le sujet phare de la réunion annuelle du gotha mondial des affaires et de la politique qui s’ouvre ce mercredi, jusqu’au 25 janvier, dans la station de ski suisse. «Regardez ce qu’il s’est passé avec le printemps arabe, regardez ce qu’il s’est passé au Brésil, regardez en Afrique du Sud, les gens ne peuvent tout simplement plus le supporter», a déclaré Jennifer Blanke, économiste en chef au Forum économique mondial, lors d’un point presse.

Selon l’organisation internationale, la disparité des revenus est le risque global le plus susceptible de provoquer un «choc systémique» à l’échelle mondiale, devant les événements météorologiques extrêmes, le chômage et les cyberattaques. Le rapport, qui étudie 31 risques globaux, cite également les crises budgétaires ou une éventuelle crise de l’eau parmi les plus préoccupants. «Chaque risque examiné (…) pourrait provoquer une défaillance à l’échelle mondiale, mais c’est leur interconnexion qui accentue leurs effets négatifs au point qu’ensemble, ces effets pourraient être décuplés», estime Jennifer Blanke.

Un «système faussé au profit de quelques-uns»

Saluant ces arguments, Oxfam enfonce le clou, chiffres à l’appui, dans son rapport «En finir avec les inégalités extrêmes» publié lundi. «Les richesses du monde sont divisées en deux: près de la moitié est entre les mains des 1% les plus riches, tandis que 99% de la population mondiale se partagent l’autre moitié», écrit l’ONG, selon qui sept personnes sur 10 vivent dans un pays où les inégalités se sont creusées ces 30 dernières années. Une tendance qui ne devrait pas ralentir avec la perspective d’une sortie de crise. Bien au contraire, si l’on s’appuie sur l’exemple américain. «Aux États-Unis, les 1% les plus riches ont confisqué plus de 95% de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90% les moins riches se sont appauvris.»

Oxfam, qui dénonce un «système faussé au profit de quelques-uns», pointe les responsables de ce creusement des inégalités: la déréglementation financière (par exemple aux États-Unis), les systèmes fiscaux biaisés, les règles facilitant la fraude fiscale, les mesures d’austérité (surtout en Europe), les politiques défavorables aux femmes ou la confiscation des recettes issues du pétrole et de l’extraction minière. Estimant que les personnalités qui se réuniront à Davos ont «le pouvoir d’inverser la progression galopante des inégalités», l’ONG leur adresse une liste de recommandations pour mettre fin à «une dynamique et des cycles d’avantages qui s’amplifient mutuellement et se transmettent de génération en génération»

Le yoga apporte un nouveau souffle à l’école

Expérimentée dans plusieurs établissements, cette activité fait du bien aux enfants… et aux enseignants.

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Le projet a démarré il y a trois ans. « La directrice constatait que beaucoup d’enfants étaient stressés, avec des maux de ventre et de tête. Ils avaient du mal à se concentrer et cela avait un impact en classe. J’ai proposé un atelier yoga pendant six mois, et les résultats ont été si positifs, les enseignants tellement satisfaits, que les cours se sont institués. Si les enfants sont mieux dans leur peau et dans leur tête, ils sont mieux à l’école », dit Ulrika Dezé avec sourire chaleureux.

Le yoga pour enfants est bien différent de celui destiné aux adultes. Ainsi, les cours alternent des histoires où l’on mime des postures, le cygne, la chandelle ou l’arbre, des épisodes relaxants basés sur la respiration pour calmer les émotions, des dessins de mandalas favorisant la concentration et des jeux qui améliorent le rapport à l’autre. En quelques minutes, ces écoliers agités sont détendus, concentrés et souriants. Même les plus indisciplinés, comme Paul : « J’adore le yoga parce que c’est pas du travail et ça me détend. »Aliénor fait même des exercices chez elle le matin. « Je travaille mieux en classe, je retiens mieux », confie-t-elle. Tous les élèves de CE2 sont unanimes pour dire que cette pratique leur fait du bien.

Caroline Allard, leur enseignante, le confirme. « Quand ils sortent du cours de yoga hebdomadaire, ils sont concentrés, posés, et je peux aller plus en profondeur dans l’apprentissage. Paul arrive maintenant à rester calme. Au fil des séances, j’ai vu son attitude changer et ses notes grimper ! L’école privilégie les résultats et l’intellect. Rarement l’être. Ce sont eux qui me demandent : « Maîtresse, et si on respirait cinq minutes, si on faisait l’arbre ? » »

Le yoga s’implante en milieu scolaire et concerne déjà 70 000 élèves. Dominique Daumail, professeur d’éducation physique et sportive dans un lycée de Pontoise, témoigne : « J’ai des ados de 15 à 18 ans dont beaucoup sont indisciplinés et anxieux. Je les fais respirer en traçant un trait montant puis descendant, en insistant sur l’expiration pour évacuer les tensions etapaiser le stress physique, émotionnel et mental. Ils se calment en moins de cinq minutes, puis observent intérieurement leur état de calme, de concentration et d’écoute. Ils sont alors prêts à apprendre. »

Cette pratique à l’école dépend pour l’instant d’initiatives locales et spontanées d’enseignants en matière générale, qui ont été formés aux techniques de yoga ou de professeurs de yoga intervenant en milieu scolaire.

Etat-civil des personnes trans: Changer de sexe sera un peu plus facile

INTERVIEW Les députés ont adopté mercredi soir un texte qui démédicalise le changement de sexe à l’état civil pour les personnes trans

La Marche des fiertés à Grenoble le 28 mai 2016.
La Marche des fiertés à Grenoble le 28 mai 2016. – XAVIER VILA / SIPA

Les associations LGBT estimaient que « la dignité et les droits fondamentaux » des personnes trans n’étaient pas respectés. Elles ont en partie été entendues. Mardi, les députés ont adopté des amendements en nouvelle lecture au projet de loi sur la modernisation de la justice du XXIe siècle pour faciliter davantage le changement d’état civil pour les transsexuels. Mila Petkova, avocate spécialisée sur le sujet.

Qu’est-ce que cela va changer concrètement ?

Il n’y aura pas à produire de certificat médical. Il faudra apporter des preuves pour démontrer que les personnes se présentent publiquement comme appartenant au sexe revendiqué. Changer d’état civil sera un peu plus facile. Mais le problème demeure pour les personnes désocialisées, qui n’ont pas d’entourage familial, amical ou professionnel, et pour qui cela reste compliqué d’apporter des preuves. Ce qui ne va pas changer en revanche, c’est que l’on doit toujours convaincre un juge.

Quelles difficultés vos clients rencontraient jusque-là ?

Le temps par exemple. Une procédure peut durer plusieurs années. Et durant cette période d’attente, ils sont considérés comme appartenant à leur sexe de naissance, ce qui est discriminant. Le parcours médical aussi. Dans certaines juridictions, un certificat médical suffisait, dans d’autres il fallait suivre un parcours stérilisant. Et puis, il n’y avait aucune sécurité juridique.

Une déjudiciarisation complète. C’est votre avis aussi ?

C’est un combat légitime. Ces personnes considèrent qu’elles n’ont pas à subir ce parcours. Il faut quand même convaincre un juge, apporter des preuves… Cela pourrait être plus simple de seulement aller à l’état civil. Toute entrave est vécue comme une injustice.

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